Le tout premier prix de la catégorie Artiste ou groupe autochtone contemporain de l’année présenté par l’ATAC aux JUNO

Cette année, les prix JUNO ont vu défilé sur le tapis rouge une cuvée d’artistes de grande envergure du monde des arts et de la musique. De Simu Lui, qui incarne le nouveau superhéros de Marvel, à l’humain sous la belle crinière de Shawn Mendes, le gala ne manquait pas de sel. Outre les invités de grande marque, il y avait aussi un changement important à la structure même de l’événement; en effet, la catégorie Artiste ou groupe autochtone de l’année a été scindé en deux cette année afin de mieux représenter la richesse et la diversité de la musique autochtone.

Les nouvelles catégories sont : Artiste ou groupe autochtone traditionnel de l’année et Artiste ou groupe autochtone contemporain de l’année. L’Association touristique autochtone du Canada (ATAC) est fière d’être le commanditaire de la toute première catégorie dédiée aux artistes autochtones qui conjuguent la musique autochtone au présent. Auparavant, les artistes autochtones traditionnels et contemporains étaient nominés au sein de la même catégorie.

Ce partenariat entre l’ATAC et les prix JUNO s’inscrit dans le cadre des initiatives soutenues pour mettre en lumière les artistes et les créateurs autochtones. L’ATAC sera aussi commanditaire de l’Indigenous Fashion Arts Festival et du PowWow Pitch en juin.

Voici les nominés pour la catégorie Artiste ou groupe autochtone contemporain de l’année :

Shawnee Kish, Shawnee Kish. La voix puissante et pleine d’émotion de Shawnee Kish fait sa marque dès le premier album. Pensez à Adele si Adele était une bispirituelle de la Nation Mohawk à la défense des communautés LGBTQ2S+ et autochtones au moyen de la musique. Férocement authentique, l’artiste a déjà foulé les mêmes scènes que Lady Gaga, Alicia Keys et Madonna. 

Jayli Wolf, Wild Whisper. Son dernier album se démarque. Membre de la Première Nation Saulteau, Jayli nous raconte l’expérience de son père dans les années 60 et en ses propres mots « laissez partir la honte et la culpabilité de ma bisexualité, ma dépression, ma santé mentale et mon cheminement post-traumatique pour retrouver mon héritage culturel autochtone ». Le son mélange calme et intensité dans une cacophonie de bruits et de chants en chœur. Cet album très émotionnel est une invitation à ressentir aux côtés de l’artiste. 

DJ Shub, War Club. Disque-jockey mohawk, producteur et membre des Six Nations de la rivière Grand, l’artiste, plus connu comme le Parrain du PowWowStep, frappe fort avec War Club, grâce à des collaborations avec Snotty Nose Rez Kids (nominé aussi) et… Randy Bachman (surprenant combo qui carbure). Très connu dans le milieu canadien, Shub a déjà été nominé en 2018 aux prix JUNO pour son album PowWowStep et en 2013 aux prix de musique Polaris.

Adrian Sutherland, When the Magic Hits. Ayant longtemps été la figure de proue du groupe cri Midnight Shine, Sutherland est un artiste bien ancré dans les racines rock. Une valeur sure pour se perdre dans la musique et les paroles. Membre de la Nation Attawapiskat de la Baie-James, l’artiste nous livre de l’émotion avec When the Magic Hits qui s’inspire du vécu de sa mère dans l’enfer des pensionnats autochtones. Son amour de la Terre et de son peuple est omniprésent dans ses chansons et vidéos. 

Snotty Nose Rez Kids, Life After. Chaque année, ils se font parler d’eux sur la scène musicale canadienne. Ils ont été nominés aux prix de musique Polaris en 2018 et aux prix JUNO en 2019 pour leurs albums Average Savage et TRAPLINE respectivement. Le dernier Life After, montre la nouvelle maturité de ce duo hip-hop politiquement engagé de Kitimat, en Colombie-Britannique. Life After se démarque du son des années 90 de leurs premiers albums grâce à des influences punk et synthétique qui leur ouvrent une nouvelle ère. 

Lauréats :

Parmi ces nominés pleins de talent, c’est DJ Shub qui a remporté le tout premier JUNO dans la catégorie Artiste autochtone contemporain de l’année. DJ Shub a joué sur scène avec Snotty Nose Rez Kids lors d’une performance intense qui a insufflé toute une énergie à la salle avec War Club et Uncle Rico. 

L’excellence autochtone était aussi mise en lumière dans la catégorie traditionnelle par l’entremise de l’artiste Fawn Wood aux racines cries et salish. La chanteuse inuite Susan Aglukark, quant à elle, a reçu un prix honoraire pour son œuvre humanitaire. Sur la question du tourisme autochtone, elle répond : « Chaque Canadien devrait connaître l’Arctique, au moins une fois. Surmontez vos craintes pour partir à l’aventure, car ce sera un voyage des plus mémorables. Oui, les communautés sont tissées serrées et traditionnelles, mais elles sont aussi ouvertes et chaleureuses; l’accueil vous mettra en confiance. »

Travis Klemp

Travis Klemp is a Metis writer and journalist from Treaty 7 territory in Southern Alberta. He has contributed to various publications across the country including Windspeaker, Toronto Star, Avenue Magazine Calgary and CJWE. He is currently an editor of the Indigenous Peoples portfolio for The Canadian Encyclopedia and was awarded the Emerging Writer award from the Alberta Magazine Publishers Association in 2019.